• Concertation

    De nos jours, aucun projet ne peut se faire sans consulter le public, à travers de multiples formes comme l'enquête publique.

    Il faut en chercher la raison dans les méthodes employées par l'Etat, par le passé, pour imposer une structuration du territoire par la construction d'infrastructures et de zones ubraines sans analyse de l'impact (paysager, environnemental, culturel ... et surtout local !) de son projet. Cette vision centralisée de l'aménagement du territoire méritait parfois un contre pouvoir que les élus locaux n'étaient pas toujours en mesure de jouer.

    Maintenant que la population a plus facilement accès à divers moyens de communications (médias, internet ...), son pouvoir est reconnu, et elle est consultée. Cette consultation prend diverses formes, aux diverses étapes du projet.

    Mais si ces principes sont bons, la pratiques montre qu'ils ne sont pas toujours bien appliqués.

    En effet, la force de l'habitude étant ce qu'elle est, certains services de l'Etat ont tendance à réduire au maximum la participation citoyenne au développement d'un projet. Cela est aussi dû au fait qu'ils ne savent pas organiser cette consultation, qu'ils ont des méthodes techniques à appliquer qui laissent peu de place à la négociation et surtout qu'ils pensent souvent avoir raison parce que ce sont eux les techniciens !

    D'un autre côté, les associations ou autres modes de représentation de la population ont compris le poids qu'ils pouvaient avoir et en usent et en abusent. Ils portent aussi souvent un intérêt particulier, local, qui va à l'encontre de "l'intérêt général" et qui se traduit par le phénomène NIMBY (Not In My BackYard - pas dans mon jardin). Ils attendent presque de pouvoir prendre les commandes du projet, en en faisant supporter le financement par les autres. Ils portent en eux-même parfois une résitance au changement de leur environnement, toute aussi forte de celle de l'Etat au changement de ses modes de fonctionnement.

    Le résultat est une défiance des deux parties qui empêche un dialogue serein pour le développement d'un projet répondant aux besoins de l'intérêt général tout en limitant les impacts négatif au plan local (l'impact négatif nul n'est pas réaliste).

    Ainsi, lorsqu'un projet est à construire, il est nécessaire d'avoir un pilote identifié, fort, qui sache prendre des décisions, tout en écoutant chacun pour donner une réponse à toutes les attentes.

    Alors, changeons de rapport avec notre environnement : soyons à l'écoute des besoins de l'ensemble de la population.

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