• Enjeu : Pédagogie et mentalités

    Dans le cadre des "Bilan Carbone" réalisés par les collectivités, il apparaît souvent que l'habitat est l'une des principales sources de productions de CO2, mais aussi le domaine où les marges d'amélioration sont les plus importantes.

    Dans le terme "Habitat", on recouvre tout ce qui touche au mode de vie structuré autour du logement. Cela concerne notamment :
    • Le logement (bâti) en lui-même,
    • Sa gestion, son entretien, son usage,
    • Son implantation, son environnement, sa typologie (pavillon, maison de ville, appartement),
    • Le fonctionnement du noyau familial autour de ce foyer (déplacements, ...).
    Si les collectivités, et plus largement les pouvoirs publics, peuvent facilement agir sur le bâit public ou semi-public (HLM, équipements ...), cela est nettement plus complexe dès qu'on aborde le bâti privé. Or ce qui apparaît actuellement comme l'un des principaux facteurs de précarité des ménages, ce n'est pas tant le bâti que l'analyse des conséquences d'un choix de vie en terme de fonctionnement économique du noyau familial.

    L'un des objectifs du Grenelle de l'environnement est de réduire la dépendance énergétique de la France, et en particulier de la population. Le seul moyen d'action qui peut facilement être mis en oeuvre est l'aide à l'isolation et au changement de mode de chauffage.
    Pourtant, l'une des principales causes de consommation d'énergie est la situation de "richesse" dans laquelle nous vivons. Un certain nombre d'organisme d'aide aux personnes en difficulté constatent déjà simplement les débordements d'usage (température de 23° en hivers dans un appartement - revenir à 19° voir 17° réduirait la facture énergétique de 35% à 50%). Mais cela passe par une évolution des mentalités qu'il est difficile de faire passer, dans notre société moderne de consommation. Chaufer un peu moins et mettre un pull, léger, chez soi en hivers ne semble pas logique, alors qu'il s'agit d'un principe de bon sens dans une démarche d'économie.
    Comme le rappellent certains, "Le premier euro économisé est celui qu'on ne dépense pas". Une forte pédagogie, basée sur ce principe, devrait être engagée par l'ensemble des pouvoirs publics. Mais il est vrai qu'il va à l'encontre d'une consommation toujours grandissante (quoique ?)

    Mais cette marche forcée vers une isolation toujours plus grande a un effet pervers. Pour une part importante de la population, par manque de formation, cela signifie aussi une "fermeture maximale" du logement. Cette fermeture passe par une suppression de toute ventillation.
    Or un logement a besoin d'être ventillé pour permettre à l'air de se renouveler et ainsi éliminer le C02 produit par l'activité humaine et/ou le chauffage, ainsi que pour éliminer l'eau dégagée par la respiration.
    Cette eau représente un danger sur le long terme à deux titres :
    • L'augmentation de l'hygrométrie (densité de vapeur d'eau) dans l'air favorise le développement de microbes et autres bactéries. Cela a donc un impact direct sur la santé des personnes y vivant. Cela peut représenter un coût important pour la société.
    • Cette eau condense, principalement sur les mur et le plafond. Cela peut représente près entre 5 et 10 litres d'eau par jour pour une famille. Toute cette eau s'infiltre dans la structure du bâtiment. Après de première conséquences visibles sur les revêtements des murs (papiers qui se décolent, ...) cela induit une fragilisation de la structure du bâti.
    Ces deux exemples montrent à quel point il va prochainement être urgent d'engager une véritable démarche pédagogique auprès de la population pour faire évoluer les mentalités, et revenir à de "bons vieux principes", de bon sens, nécessaires à la durabilité du développement de notre société.

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