• Il la prépare ! Mais pas celle des autres !


    votre commentaire
  • Ici !


    6 commentaires
  • Ces jours-ci commence le débat à l'Assemblée Nationale sur le projet de loi finance pour 2010. Cette année, plus encore que par le passé, la question du poids de la dette s'impose dans les débats. Alors que le sujet représente un enjeu majeur de développement durable, le Président de la République et le Gouvernement refusent de s'y intéresser.

    Pour certains, cette position correspond à une volonté politique de mettre la France dans une situation imposant une réduction drastique de ses effectifs de fonctionnaires.
    Car, alors que l'action de l'Etat a permis d'aider les banques lors de la crises, certains considèrent que la lourdeur du budget est uniquement dû à la masse salariale. Ce sont d'ailleurs les mêmes qui demandent aussi plus de sécurité (et donc de policiers ou gendarmes ...). Or, si dans certains services, l'efficience pourrait progresser, ce constat est trop généraliste.
    La démarche est alors "simple" : mettre à genoux les capacités financières de l'Etat (en réduisant les ressources et en augmentant les dépenses). Avec les transferts de charges aux collectivités, le Gouvernement a, de plus, mis en place des engagements obligatoires de dépenses pour lesquels l'Etat ne pourra revenir en arrière, sauf à annuler le processus de décentralisation.
    Cela amènera la France dans une situation de faillite. Des fonctionnaires devront être licenciés ou affectés de force à des tâches spécifiques de relance.

    Dans un même temps, les transferts de charge aux collectivités suppriment les systèmes de péréquation qui avaient fait la force de la France. Ce système social, peu mis en avant pour ses qualité, a souvent fait l'objet de débats pour son poids par rapport au dynamisme économique mondial. C'est pourtant lui qui a assuré la résilience de la société française face à la crise.
    Il est certain que pour les territoires les plus riches, et notamment le département des Hauts-de-Seine, cela aura pour conséquence qu'une augmentation des marges de manoeuvre et de ses capacités à soutenir son économie propre. Mais ces territoires se nourrissent de la richesse nationale, comme la région Ile-de-France.

    Une telle démarche poussée à l'extrême pourrait même engendrer des situations de conflit inter-territoriaux et aboutir, à moyen terme, à une fragmentation de l'espace national.


    3 commentaires
  • A l'occasion des élections européennes et grace au score des Verts, les élus (locaux et nationaux) ont subittement compris que les enjeux environnementaux intéressaient leurs électeurs, au delà de simple discourts. Cette prise de conscience très tardive n'a malheureusement pas été suffisante puisque les habitudes reviennent au galop : la mise en oeuvre de programmes (nationaux et territoriaux) sont plus orientés par des conditions électoralistes (erronnées) que par la réalité des enjeux du territoire.

    Il apparaît ainsi certain que les condtions de mise en oeuvre de la troisième génération des "pôles d'excellence ruraux", ou PER, auront moins pour objectif de permettre le soutien à des projets capables d'initier une dynamique économique inovante sur un territoire, que de permettre à des élus locaux (souvent proches de sénateurs ruraux) de financer un projet local en déclin.
    La critique, certe forte, portée sur cette politique territoriale, peut malheureusement être reprise dans de nombreux autres cas, aussi bien au niveau national qu'au niveau local (région, département ...). C'est ce qu'il est courant d'appeler le clientèlisme.

    votre commentaire
  • Dans les annonces du Président de la République lors du discours qu'il a prononcé le 22 juin 2009 à Versailles devant les assemblées réunies en Congrès, plusieurs points méritent d'être analysés :

    • Le changement de paradigme pour la société. Si cet objectif est bien annoncé, de nombreuses autres annonces dans le discours vont dans le sens contraire, ce qui en atténue fortement la portée.
    • Soulignant les enjeux du développement durable, Nicolas Sarkozy porte très haut les objectifs de développement économique et de réponse sociale, sans prendre en compte les impacts potentiels sur l'environnement.
    • Reprenant le modèle économique standard, il mise tout sur la consommation qu'il souhaite voir se développer. Développement en volume, pas en qualité. Pourtant cela risque de favoriser les pays à "industries à bas coût" (Chine, ...) et une surconsommation des ressources naturelles dont les ONG nous rappellent régulièrement les quantités limitées.
    • La "Région capitale" se réduit au Grand Paris. Le rapprochement avec les initiatives des collectivités territoriales concernées est à souligner. Toutefois, considérer que la dynamique française se limite à celle de Paris oblitère le rôle des autres territoires dans la réussite de Paris.
    • L'engagement concentré sur des investissements pour l'avenir pose la question de la continuité du soutien à l'action sociale nécessaire à la réduction de la fracture sociale.

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique