• L'intérêt du futur

    Dans deux articles du Monde daté du 10 mars, dont une interview de Craig Barrett, président du groupe Intel, la question de l'avenir de la société est rappelée à notre bon souvenir.

    Dans le premier, Olivier Balland, sociologue, souligne le malaise actuel des jeunes, notamment dû au système éducatif inadapté. Dans le second, Craig Barrett revient sur l'incapacité des dirigeants politiques à élaborer des stratégies sur le long terme, nécessaires à un développement durable de la société, et seule solution pour éviter la survenance régulière de crises.
    Ces deux interventions devraient nous saisir et nous alerter sur l'enjeu que représente la gestion de notre avenir. Mais il est vrai qu'une société vieillissante, comme c'est le cas dans la majorité des pays riches, donne plus de valeur au passé qu'en l'avenir. C'est peut-être là qu'il faut trouver l'origine du peu de cas qui est fait de la dette publique lorsqu'il s'agit de soutenir des acquis économiques.
    C'est donc l'ensemble du système de valeurs qu'il serait nécessaire de réformer.

    Ainsi, dans le domaine de l'éducation, l'important est certainement tout autant la question des modalités d'apprentissage de différentes compétences nécessaires à la société, et leur valorisation que de l'organisationde cette formation et sa reconnaissance à l'international. Si certaines grands écoles d'ingénieur françaises (Ecole Polytechnique, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées ...) sont bien reconnue, c'est plus par la qualité de leurs diplômes que pour une raison de visibilté dans un classement quelconque.

    Alors quel futur nous préparent nos gouvernants ? Car ce sont une part de rêve et surtout des espoirs fondés qui mobilisent les forces de la nation.
    A Madagascar, le pire pour certains était, il y a quelques années, que le chef de l'Etat avait "réussit" à supprimer tout espoir (que les choses puissent changer). Il est possible de constater aujourd'hui jusqu'où ce manque d'espoir peut conduire. La situation en France n'en est pas si éloigné, en particulier pour les jeunes des banlieues.

    L'enjeu de la réforme de l'éducation doit donc viser à son adaptation aux enjeux de l'éconmie "du quotidien" et à changer son image auprès de l'ensemble de la jeunesse, et non à répondre aux uniques attentes d'une "élite" issue de milieux favorisés.

     


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