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Présentation

Vous trouverez ici quelques humeurs, souvent négatives, sur des points de l'actualité de ma vie quotidienne.
Mes commentaires et enchainements d'idées, que certains pourront juger simplistes, ne cherchent qu'à faire réagir.

Mon objectif : une prise de conscience de l'implication de choix quotidiens sur la gestion des ressources.

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Economies nationales | 11 juin 2008

Aujourd'hui encore, le ministre de la réforme de l'Etat présente un nouveau volet de cette réforme, qui a pour principel objectif, la réduction du budget.

Cette démarche, vertueuse, peut tout à fait être vue sous un angle "développement durable" : la réduction de la dette, en dehors du principe économique, est la clef de réussite pour dégager des capacités d'actions pour l'Etat. Dans le cadre d'une vision stratégique, cette étape est nécessaire afin de se donner les moyens de s'adapter au changement. Et dans la prise en compte des générations futures, il n'est plus pensable de leur faire payer notre "gabegie".
De plus, ces dernières décénies, la construction du budget de l'Etat, basé sur l'investissement à crédit, se faisait sur le principe d'une augmentation toujours croissante de la production économique. Ce principe, valable dans les années 60-70 (malgré des taux d'emprunt très élevés), avait un effet notable : une dévalorisation monétaire supérieure aux intérêts des emprunts. Dans cette dynamique, le choix de l'Etat était parfaitement justifié. Mais nous ne sommes plus dans une période similaire, voire aux portes d'une situation de crise.

La démarche de l'Etat devrait donc être saluée pour son opportunisme et son courage.

Malheureusement, elle n'est pas uniquement fondée sur ce principe. Elle mélange, comme souvent d'autres principes (idéologiques) dont le coût n'est évidemment pas estimé. Si la délégation ou la contractualisation avec le privé n'est pas un principe nouveau, il n'a jamais été prouvé que cela permettait de faire mieux pour moins cher, en général, voire le contraire. De plus, la forme même adoptée pour la réforme peut parfois poser question : des réductions de poste et de moyens sont imposés, sans analyse réelle des missions à remplir. Et la situation devient particulièrement critique dans certains services déconcentrés de l'Etat.

Et pour conclure, que dire de l'évolution du "train de vie de l'Elysée". Alors qu'il est demandé à nos représentations étrangères (ambassades) de faire une cure budgétaire au même titre que les autres services, la présidence s'octroye des augmentations ... pour cause de représentation ?

Publié par Monrdhil à 15:58:50 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Développement durable de l'économie | 11 juin 2008

L'un des éléments fondamentaux d'une démarche de développement durable est la concertation. La concertation pour l'élaboration d'un projet commun partagé où l'ensemble des acteurs trouvent leur part, se mobilisant ensuite pour la mise en oeuvre.

Du fait de l'importance de la conscience collective des enjeux, le monde de l'économie s'est vu obligé de s'adapter. Mais dans leur évolution "DD", les entreprises n'analysent évidemment que leur enjeux de productivité, d'amélioration des marges ... Il s'agit avant tout du développement durable de l'entreprise. De ce fait, la concertation avec les employés, tout mode de représentation confondu, n'est absolument pas pris en compte.

Prenons l'exemple de SANOFI-AVENTIS.
La direction communique assez largement, en particulier vers le personnel, sur sa prise en compte du développement durable dans les process de l'entreprise.
Parallèlement, une forte pression est mise sur les différents services pour mettre sur le marché les molécules découvertes, quelques que soient les effets "secondaires" observés. La situation sur le Rimonabant (Acomplia) est éloquante.
Dans un même temps, elle interdit tout discourt d'écartant de sa ligne de communication. Ainsi, l'accès au site du Petit Journal, qui diffusait une information syndicale, a été censuré sur l'ensemble des sites français du groupe à la parution d'un article relatant les conséquences de la politique interne.

Des exmples similaires se retrouvent dans l'ensemble des métiers, et même au niveau de l'Etat. Mais là, c'est un secret ... d'Etat !

Publié par Monrdhil à 15:30:27 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Grenelle, suite et faim ? | 10 juin 2008

6 mois se sont écoulés depuis l'annonce de Nicolas Sarkozy concernant les conclusions du Grenelle de l'Environnement ; maintenant, où en est-on ?

33 comités opérationnels (ComOp) ont été organisés pour traités différents sujets. A ce jour, seuls 13 ont rendu leur rapport.

Plusieurs projets de loi (3 a priori) devaient découler du travail de ces chantiers. Or, déjà le premier, qui devait être examiné avant l'été, prend du retard : il ne sera pas examiné avant l'automne.

Le contenu de ce projet de loi ne reprend d'ailleurs qu'une faible part du contenu affiché du Grenelle.

Que nous réserve la suite ?

Publié par Monrdhil à 12:06:49 dans Note du jour | Commentaires (2) |

Retour de l'Etat aux affaires ... | 21 mai 2008

Il y peu de temps, l'Etat, sous l'impulsion d'un gouvernement de droite, auquel notre Président a participé, s'est désengagé du financement des infrastructures de transport en commun, notamment en Ile-de-France. Ce choix éait en partie fondé sur le vide abyssal des caisses de l'Etat (maintenant reconnu).

Alors quelle est la raison de l'intervention du Président de la République d'hier, concernant le STIF ?

Tout simplement un jeu politique, comme souligné par le Président du Conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul HUCHON. Car, évidemment, l'Etat n'a pas les moyens de tenir de tels engagements (dont le coût est supérieur au paquet fiscal si décrié). Sauf si, comme cela semble transparaître dans la nomination du Secrétaire d'Etat à la région capitale, l'Etat reprend la mains sur ce territoire particulier. Reprend la main dans tous les sens du terme, et en particulier en supprimant toutes ces collectivités "gênantes" ...

Publié par Monrdhil à 17:08:32 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Financement de l'Etat et politique d'action | 28 avril 2008

A l'occasion de l'affaire Zetterberg, le Ministère de l'Intérieur fait état de disfonctionnement du fichage des délinquants sexuels, du fait de manques de crédits.

Quelles suites vont être données à ce dossier dont l'un des grands instigateurs fut notre Président, dans d'autres fonctions ?

En élargissant le débat à la question de la mise en oeuvre des politiques publiques, il est navrant de constater que, pour de "simples" raisons budgétaires, les décisions ne trouvent souvent pas de traduction effective.
S'il est bien vrai que l'objectif est de ne pas aggraver la situation des dépenses publiques, voir de les améliorer, il est tout aussi important d'avoir une vision à long terme. C'est une question de développement durable. Pourquoi rogner sur le coût de réalisation d'un équipement (palais de justice, ...), si c'est pour augmenter les charges de gestion sur les 20 à 30 à venir ?

Il devient urgent qu'un certain nombre de décideurs changent leur mode de pensée.

Publié par Monrdhil à 15:07:11 dans Note du jour | Commentaires (0) |

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