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Vous trouverez ici quelques humeurs, souvent négatives, sur des points de l'actualité de ma vie quotidienne.
Mes commentaires et enchainements d'idées, que certains pourront juger simplistes, ne cherchent qu'à faire réagir.

Mon objectif : une prise de conscience de l'implication de choix quotidiens sur la gestion des ressources.

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Mobilité et développement | 10 février 2009

Le modèle économique actuel montre que le développement (économique) est associé à un accroissement de la mobilité des biens et des personnes.
Ce constat justifie, aux yeux de certains économistes, le développement des conditions d'accroissement de cette mobilité. Cela se traduit, notamment, par le développement des infrastructures de transport. Un bon exemple de cette conséquence est dans les grands projets soutenus par le "Plan de relance".

Mais un accroissement de la mobilité signifie, selon les lois de la physique, une augmentation de la consommation d'énergie.
Il est vrai que des gains substantiels peuvent être faits à travers des évolutions technologiques en matière de modes de propulsion. En particulier, des gains en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais avant que l'ensemble du parc des véhicules n'ait été renouvelé, il faudra compter encore près d'une dixaine d'années.

Comme dans d'autres domaines, ce constat amène à réinterroger les principes de consommation et de développement actuel.
L'enjeu porte donc sur l'invention d'un principe de développement économique qui soit basé sur un nouveau modèle. Cette question renvoie, comme dans d'autres domaines, à l'évolution nécessaire des modes de consommation auxquels cherchent à répondre la structuration du monde économique.

Publié par Monrdhil à 09:44:38 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Nucléaire et gaz à effet de serre | 06 février 2009

La France a fait, depuis de nombreuses années, le choix du nucléaire pour la production d'électricité. Ce choix politique est fortement contesté par de nombreuses association de l'environnement mettant l'accent sur la question de la durée de vie radioactive des déchets produits.
Cet élément devait être pris en compte lors du choix d'orientation politique. Par contre, maintenant il s'agit de mettre en oeuvre les techniques nécessaires à réduire cet impact et les risques associés.
Car cette politique nous a aussi apporté des avantages : une relative indépendance énergétique par rapport aux sources fossiles. Cette dépendance est reportée sur celle des mines d'uranium. Cette ressource est aussi limitée, mais l'évaluation du stock montre que nous disposons de plus de délais que pour le pétrole.

Mais deux autres sujets de réflexion, acuels, méritent de faire l'objet de débat : la capacité du nucléaire à répondre à la consommation et ses effets en matière de gaz à effet de serre !

En effet, le mode de production d'énergie par le nucléaire ne permet pas d'être réactif pour répondre aux fluctuations de la demande au cours de la journée. Les variations de puissance peuvent être réalisées sur plusieurs jours uniquement. Cela renvoie à d'autres modes de production d'énergie ou à s'assurer une demande (consommation) continue.

Le second point est plus problématique par rapport à la communication de l'Etat sur l'avantage de l'énergie électrique nucléaire par rapport à d'autres sources d'énergie comme le gaz pour le chauffage. En effet, les centrales nucléaire produisent une importante quantité de vapeur d'eau, qui est aussi un gaz à effet de serre, mais dont les effet sont nettement plus élevés que le CO2 ...
Cela mériterait bien un petit calcul pour savoir la quantité de vapeur d'eau que nous renvoyons dans l'atmosphère !

Publié par Monrdhil à 15:22:56 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Emplois et Grenelle | 04 février 2009

En cette période de crise, la question de l'emploi est dans tous les esprits.
Le gouvernement, comme toute organisation politique, cherche à répondre à l'urgence, mais perd parfois la vision du long terme.

Des chiffres ont été annoncé concernant les conséquences du changement climatique en matière d'emploi. Mais rien, comme certains syndicats le relèvent, personne n'a mesuré les emplois qui vont disparaître. Et ces derniers n'évoquent pas non-plus changements à venir en matière de demande d'emploi liés aux départs en retraite.
Mais ces démarches passent sous silence (même si les personnes concernées en sont conscientes) la question cruciale : quels besoins de compétence ?

En effet, au-delà de la question de création et suppressions d'emploi, celle de l'adéquation entre les besoins de compétence et la formation (tout au long de la vie) est fondamentale pour limiter les risques de chomage, de recours à des populations immigrées sur des domaines spécifiques.
Le domaine du bâtiment est déjà d'actualité. Peu d'entreprises disposent de personnel formé aux nouvelles techniques et technologies qu'il serait important de déployer pour répondre aux enjeux de la lutte contre le changement climatique. La faute ne peut leur être attribuée, elles ne trouvent personne à rectruter qui dispose des compétences. Et la formation est encore faible dans ces domaines. Cette pénurie maintien des niveaux de prix élevés, alors que le besoin est grand.

Il serait donc important, pour en revenir sur la préparation du long terme, d'estimer (il est impossible de prévoir) les besoins de compétences de la société du futur, afin de préparer les formations, de former et surtout de valoriser ces nouveaux emplois.

Publié par Monrdhil à 11:21:00 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Infrastructure et développement | 30 janvier 2009

L'économie est basée sur l'échange. Les échanges dépendent des infrastructures qui les supportent.
Qui s'occupe des infrastructures ?

Généralement, ce sont les états, ou les collectivités publiques, qui s'occupent de financer les infrastructures. Mais, par rationnalisation, certains de ces acteurs ont décidé, ces dernières années, de réduite leur engagement dans le domaine. Lorsque le territoire est déjà bien maillé, le problème ne se pose pas dans le court terme.
Mais si ces acteurs décident de se désengager, c'est qu'il leur semble que ces investissements coûteux profitent à des acteurs (économiqes) sur lesquels ils n'ont aucun contrôle. Il leur est demandé de participer, voire de financer, ces moyens d'échange dont ils ont besoin.

Or nous sommes aujourd'hui à l'aube d'une ère nouvelle en matière d'infrastructure : il s'agit des infrastructures de communication, permettant notamment la diffusion du Web 2.0. Si elles ne sont pas déployées dan de brefs délais, le territoire français risque de perdre son attractivité.
L'Etat a donc un rôle à jouer, de planificateur, si le gouvernement veut réussir le paris de son plan "France numérique 2012".

Publié par Monrdhil à 17:21:46 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Hôpitaux : travailler à moyens constants | 21 janvier 2009

Ces dernières semaines, de nombreuses interventions dans les médias ont montré l'importance du sujet de la santé dans le cadre de l'aménagement du territoire.

La question de l'accès aux soins est un des grands enjeux du développement durable de notre société, d'autant plus qu'elle est vieillissante.
Or, dans le cadre de la réforme en cours de l'organisation des soins, l'une des problématiques est le financement de ce service public. Car comme tout autre service public, il faut bien des ressources, l'Etat n'étant qu'un intermédiaire. L'objectif affiché par le Président de la République, dans ses voeux, est une amélioration de la qualité des soins à moyens constants.
Cela est-il vraiement possible ?

Si certaines marges d'amélioration existent dans certains centre hospitalier, elles ne relèves pas uniquement de la responsabilité de l'organisation des services hospitaliers. Ainsi l'amélioration des services d'urgence, qui ont fait l'objet de nombreuses faits divers ces temps-ci, nécessite une refonte de l'ensemble de l'organisation des soins. Si une majeur partie de la population se tourne vers ces services, c'est aussi par un déficit dans le service de soin fourni par le coprs des médecins généralistes. Ces derniers pourraietn être mis à constribution dans le fonctionnement de ces services, sur un principe d'obligation, conditionnant la reconnaissance de leur qualité.
Par ailleurs, les choix exprimés par le Président de la République en matière d'orientation de la politique de santé, reviennent à :
  • Soit donner une priorité au traitement de la vieillesse (poids démographiquement croissant et ayant une tendance de vote conservatrice) dont les coûts vont augmenter du fait à la fois de l'augementation du coût des soins et de cette population ;
  • Soit délaisser cette tranche d'age pour s'assurer de bonnes conditions de santé pour les nouvelles générations qui produisent la richesse du pays.
Ce dernier point est d'autant plus important que ce n'est pas la consommation qui fait la richesse de la France (contrairement à ce qu'affichent les politiques de tout bord dans notre société de consommation). C'est la valeur travail.
Avec une population vieillissante et quittant l'age actif, le pays s'oriente vers une dispertion de ses richesses dans les pays producteurs des biens et services que nous consommons.

Publié par Monrdhil à 09:58:46 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

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